Les pneumatiques sont une petite maison d'édition nomade et indépendante qui s'intéresse globalement à des formes d'expression artistique plurielles et variées mais qui explorent essentiellement un langage fragmentaire, au sens de formes brèves, lacunaires ou inachevées.

1/18/2006

Bibliographie sur la poétique du fragment











La poétique du fragment et la pensée du doute.

Bibliographie


Base théorique et philosophique

Textes philosophiques et traités théoriques :

Theodor W. ADORNO ;Théorie esthétique ; Paralipomena ; Théories sur l’origine de l’art. Introduction première. Editions Klincksieck, nouvelle traduction et nouvelle édition revue et corrigée, Paris, 1995.
Theodor W. ADORNO ; Minima Moralia, Réflexions sur la vie mutilée, trad. Eliane Kaufholz et Jean-René Ladmiral, Petite bibliothèque Payot, Editions Payot & Rivages, Paris, 2003.
Theodor W. ADORNO ; Dialectique négative, Petite bibliothèque Payot, Editions Payot & Rivages, Paris, 2003.
Kostas AXELOS ; Vers la pensée planétaire, Editions de Minuit, coll. « Arguments », Paris, 1964.
Kostas AXELOS ; Systématique ouverte, Editions de Minuit, coll. « Arguments », Paris, 1984.
Roland BARTHES ; Leçon, Seuil, coll. « Points », Paris, 1978.
Roland BARTHES ; « Pour la libération d’une pensée pluraliste », Umi, avril 1973, publié en français dans Représentation, printemps 1990, Tokyo ; repris dans Œuvres complètes IV : 1972-1976, Editions du Seuil, Paris, 2002.
Roland BARTHES ; « Roland Barthes met le langage en question », entretien avec Laurent Kissel, in Le Figaro littéraire, 5 juillet 1975, repris dans Œuvres complètes IV : 1972-1976, Editions du Seuil, Paris, 2002.
Vladimir BIAGGI (Textes choisis et présentés par), « Le Nihilisme », GF Flammarion, coll. “Corpus”, Paris, 1998.
Gilles DELEUZE ; Nietzsche et la philosophie, PUF, Paris, 1962.
Gilles DELEUZE ; Différence et répétition, PUF, coll. « Epiméthée », Paris, 1968.
Gilles DELEUZE ; Logique du sens, Editions de Minuit, coll. « Critique », Paris, 1969.
Gilles DELEUZE / Félix GUATTARI ; Kafka. Pour une littérature mineure, Editions de Minuit, coll. « Critique » ; Paris, 1975.
Gilles DELEUZE / Félix GUATTARI ; Mille Plateaux. Capitalisme et schizophrénie. 2. Editions de Minuit, coll. « Critique » ; Paris, 1980.
Gilles DELEUZE ; Pourparlers, Editions de Minuit, Paris, 1990.
Gilles DELEUZE, Félix GUATTARI ; Qu’est-ce que la philosophie ? Editions de Minuit, Paris, 1991.
Gilles DELEUZE, Claire PARNET, Dialogues, Champs Flammarion, Paris, 1996.
Gilles DELEUZE ; L’île déserte et autres textes. Textes et entretiens 1953-1974. Edition préparée par David Lapoujade. Editions de Minuit, Paris, 2002.
Gilles DELEUZE, Claire PARNET ; L’Abécédaire de Gilles Deleuze, Editions Montparnasse, 2004.
Jacques DERRIDA ; L’écriture et la différence, Editions du seuil, coll. Essais, Paris, 1967.
Jacques DERRIDA ; Positions, Editions de Minuit, coll. « Critique », Paris, 1972.
Umberto ECO ; L’œuvre ouverte. Editions du Seuil, Paris 1965.
Umberto ECO ; La guerre du faux, Grasset & Fasquelle, Paris, 1985 (1ère publication 1984, Bompiani, Milan).
Michel FOUCAULT ; L’Ordre du discours, NRF Gallimard, Paris, 1971.
Friedrich NIETZSCHE ; Le livre du philosophe ; Etudes théorétiques, Aubier-Flammarion, Paris, 1969.
Friedrich NIETZSCHE ; Par delà le bien et le mal, Editions Gallimard, Paris, 1971.
Friedrich NIETZSCHE ; Le crépuscule des idoles ou comment philosopher à coups de marteau, Editions Gallimard, Paris, 1974.
Friedrich NIETZSCHE ; Le Gai savoir, Hachette, Paris, 1987.


Ecrits scientifiques. Théorie du chaos.
Ouvrages généraux

Chaos et déterminisme, Points Sciences, Editions du Seuil, Paris, 1992.
James GLEICK ; La Théorie du chaos, Champs Flammarion, Paris, 1991.
Albert JACQUARD, Axel KAHN; L'avenir n'est pas écrit, Bayard Editions, Paris, 2001.
Jean-Pierre LUMINET ; L’Univers chiffonné, Editions Fayard, Paris, 2001.
Laurent NOTTALE ; La relativité dans tous ses états, Hachette Littératures, Paris, 1998.
Ilya PRIGOGINE ; Les lois du chaos, Champs Flammarion, Paris, 1997.
Ilya PRIGOGINE ; La fin des certitudes, Editions Odile Jacob, Paris, 1996.
David RUELLE ; Hasard et chaos, Paris, Editions Odile Jacob, Paris, 1991.
Trinh XUAN THUAN ; Le chaos et l’harmonie. La fabrication du réel, Editions Gallimard, Folio Essais, Paris, 1998.

Articles de magazines et périodiques :
Etienne GUYON, Jean-Pierre HULIN ; "Mélange et désordre figé", Pour la science, n° 249, juillet 1998, pp. 70-77.

Articles d'encyclopédies sur CD-ROM :
« Chaos, théorie du ». In Encyclopédie Microsoft Encarta 1997 [CD-ROM]. Microsoft, 1996.
« Fractale ». In Encyclopédie Microsoft Encarta 1997 [CD-ROM]. Microsoft, 1996.
« Mandelbrot, Benoît ». In Encyclopédie Microsoft Encarta 1997 [CD-ROM]. Microsoft, 1996.
« Hasard et nécessité ». In Encyclopedia Universalis France [CD-ROM]. 1998.


Ecrits théoriques sur le cinéma :

Vincent AMIEL ; Esthétique du montage, Nathan-Cinéma, Paris, 2001.
Jacques AUMONT, Alain BERGALA, Michel MARIE, Marc VERNET ; Esthétique du film, Nathan, Paris, 1983.
Roland BARTHES ; « Sur le cinéma », entretien avec M. Delahaye et J. Rivette, in Cahiers du cinéma, n°147, septembre 1963, repris in Œuvres complètes II, 1962-1967, Editions du Seuil, Paris, 2002.
Raymond BELLOUR, L’entre-images, Paris, La Différence, coll. « Les essais », Nouvelle édition revue et corrigée, 2002.
Dominique CHATEAU ; Cinéma et philosophie. Nathan Cinéma, Paris, 2003, p.188.
Gilles DELEUZE ; L’Image-mouvement, Editions de Minuit, Paris, 1983.
Gilles DELEUZE ; L’Image-temps, Editions de Minuit, Paris, 1985.
Philippe DURAND ; Cinéma et montage, un art de l’ellipse, Les Editions du Cerf, Paris, 1993.
Suzanne HEME DE LACOTTE ; Deleuze, philosophie et cinéma. Le passage de l’image-mouvement à l’image-temps, Editions de L’Harmattan, Paris, 2001.
Christian METZ ; Essais sur la signification au cinéma, Editions Klincksieck, Paris, 2003.
Dominique VILLAIN ; Le montage au cinéma, Editions des Cahiers du cinéma, collection Essais, Paris, 1991.
Amos VOGEL ; Le cinéma, art subversif (Film as a subversive art), trad. Claude Frégnac, Editions Buchet / Chastel, Paris, 1977.

« Le montage dans tous ses états », Conférences du Collège d'Histoire de l'Art Cinématographique, N° 5, Cinémathèque Française, Paris, 1993.


Modernités et postmodernités

Ecrits théoriques et philosophiques sur la modernité :
Hannah ARENDT ; La crise de la culture, Gallimard, Paris, 1972.
Hannah ARENDT ; Condition de l’homme moderne, Editions Calman-Lévy, Paris, 1983.
Georges BALANDIER ; Le détour. Pouvoir et modernité, Editions Fayard, Paris, 1985.
Georges BALANDIER ; Le dédale. Pour en finir avec le XXème siècle, Editions Fayard, Paris, 1994.
Charles BAUDELAIRE ; « Le peintre de la vie moderne, 1848, in Œuvres complètes de Charles Baudelaire, Paris, 1925.
Jean BAUDRILLARD ; « Modernité », article de l’Encyclopedia Universalis, p552.
Walter BENJAMIN ; Sens Unique, Les Lettres nouvelles, Paris, 1988.
Walter BENJAMIN ; Ecrits français, Editions Gallimard, Folio Essais, Paris, 1991.
Walter BENJAMIN ; Œuvres I, II, III, Editions Gallimard, Folio Essais, Paris, 2000.
Cornelius CASTORIADIS ; Le monde morcelé (Les carrefours du labyrinthe III), Seuil, « La couleur des idées », Paris, 1990.
Cornelius CASTORIADIS; La montée de l’insignifiance (Les carrefours du labyrinthe III), Seuil, « La couleur des idées », Paris, 1996.
Guy DEBORD ; La société du spectacle, Editions Gallimard, Collection Folio, Paris, 1992.
EHRENZWEIG ; L’Ordre caché de l’art, Editions Gallimard, Paris,1974.
Jürgen HABERMAS ; « La modernité, un projet inachevé », in Critique n°413, octobre 1981.
Jürgen HABERMAS ; Le discours philosophique de la modernité. Douze conférences. Traduction française, NRF éditions Gallimard, Paris, 1988.
Michel LEIRIS ; « Modernité, merdonité », in La Nouvelle Revue Française, n°345, 1981.
Jean-François LYOTARD ; La condition post-moderne, Editions de Minuit, Paris, 1979.
Jean-François LYOTARD, Le Post-moderne expliqué aux enfants. Correspondance (1982-1985), Paris, Editions Galilée, 1986.
H.MESCHONNIC ; Modernité modernité, Lagrasse, 1988.
Alexis NOUSS ; La Modernité, Editions Gilles Grancher, Paris, 1991.

Cinéma et modernité :

Jacques AUMONT ; « La modernité cinématographique en question », Conférence, Cinémathèque Française, Paris, 1992.
D. CHATEAU, A.GARDIES, F.JOST (sous la direction), Cinémas de la modernité : films, théories. Colloque de Cerisy ; Editions Klincksieck, Paris, 1981.
Annie GOLDMANN ; Cinéma et société moderne : le cinéma de 1958 à 1968 : Godard, Antonioni, Resnais, Robbe-Grillet, publié avec le concours du CNRS, Anthropos, coll. « Sociologie et connaissance », Paris, 1971.
Laurent JULLIER ; L’écran postmoderne ; un cinéma de l’allusion et du feux d’artifice. L’Harmattan, Paris, 1997. p. 199.
Jean-Louis LEUTRAT ; « La critique ou la vérité en crise », Iris, n°10, Christian Metz ou la Théorie du cinéma.
Jean-Louis LEUTRAT ; « Modernité. Modernité ? », in « La modernité cinématographique en question », colloque sous la direction de J.Aumont, Cinémathèque Française, Paris 1992.
Henriette MBOLLE ; Paroles, cinémas et modernités. Une approche socio-politique et sémio-narratologique de la modernité au cinéma : le cinéma durassien du vide et le cinéma africain francophone. Thèse de doctorat de l’Université de Nancy II en études cinématographiques et audiovisuels, sous la direction de Guy Borreli, Presses Universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Asque, 2002.
Gilles MENEGALDO (textes réunis et présentés par), Crises de la représentation dans le cinéma américain. La Licorne. UFR Langues Littératures Poitiers. 1996. p.285.
Dominique NOGUEZ ; Eloge du cinéma expérimental, Editions du Centre Georges Pompidou, Paris, 1979.
Dominique NOGUEZ ; Théorie(s) du (ou des) cinéma(s) de la modernité, Klincksieck, Paris, 1981.
Dominique NOGUEZ ; Le cinéma autrement, Editions du Cerf, Paris, 1987.
Dominique PAÎNI ; Le cinéma, un art moderne. Cahiers du Cinéma, Paris, 1997.
Fabrice REVAULT D’ALLONES ; Pour le cinéma « moderne ». Du lien de l’Art au Monde. Petit traité pour ceux qui ont perdu tout repère. Bréviaire. Editions Yellow Now ; collection “De Parti Pris », Paris, 1994.

La modernité et la question urbaine :

Leonardo BENEVOLO ; Histoire de la ville, Editions Parenthèses, Marseille, 1983.
Françoise CHOAY ; Utopie et réalité ; une anthologie, Editions du Seuil, coll. Points, Paris, 1965.
Thierry PAQUOT, Chris YOUNES (sous la direction), Géométrie, mesure du monde. Philosophie, architecture, urbanisme, Editions La Découverte, coll. « armillaire », Paris, 2004.
Marcel RONCAYOLO (sous la direction), La ville aujourd’hui. Mutations urbaines, décentralisation et crise du citadin, Editions du Seuil, coll. Histoire, Paris, 2001.
Rodrigo VIDAL-ROJAS ; Fragmentation de la ville et nouveaux modes de composition urbaine, L’Harmattan, Paris, 2002.


Fragmentation et discontinuité

L’œuvre à l’épreuve de la déconstruction :
Claude AMEY, Jean-Paul OLIVE (sous la direction) ; Fragment, montage-démontage, collage-décollage, la défection de l’œuvre ? Journées d’études organisées par le thème Arts, Esthétiques et Industries et l’EA 1572 les 7 et 8 novembre 2002. Université Paris 8, MSH Paris Nord ; Editions de l’Harmattan, Paris, 2004.
Louis ARAGON ; Les collages, Hermann – « Savoir », Paris, 1980.
Roland BARTHES ; « Littérature et discontinu », in Essais critiques, Editions du Seuil, coll. « Points Essais », Paris, 1964.
Roland BARTHES ; « La Rochefoucauld : « Réflexions ou Sentences et maximes » », in Nouveaux essais critiques, Editions du Seuil, coll. « Points », Paris, 1972.
Roland BARTHES ; Roland Barthes par Roland Barthes, Editions du Seuil, coll. « Ecrivains de toujours », Paris, 1975.
Roland BARTHES ; « Le fragment, la dictée, le haïku », in « Vingt mots-clés pour Roland Barthes » (entretien avec J-J. Brochier), Magazine littéraire n°97, février 1975, repris dans Œuvres complètes IV : 1972-1976, Editions du Seuil, Paris, 2002.
Roland BARTHES, Fragments d’un discours amoureux ; Editions du Seuil, coll. « Tel Quel », Paris, 1977.
Roland BARTHES, « Discussion », in Prétextes : Roland Barthes, Colloque de Cérizy-la-Salle, Union Générale d’Edition, coll. « 10/18 », 1978.
Roland BARTHES, Sade, Fourrier, Loyola ; Editions du Seuil, coll. « Points », Paris, 1980.
Roland BARTHES, Le Grain de la voix ; Editions du Seuil, coll. « Points », Paris, 1981.
Roland BARTHES, Le Bruissement de la langue, Editions du Seuil, Paris, 1984.
Réda BENSMAÎA, « Du fragment au détail », in Poétique, n°47, 1981.
M-P.BERRANGER, Dépaysement de l’aphorisme. José Corti, Paris, 1988.
Maurice BLANCHOT, L’Entretien infini, Gallimard, Paris, 1969.
Maurice BLANCHOT; L’Ecriture du désastre ; Editions Gallimard, Paris, 1980.
Maurice BLANCHOT; L’Espace littéraire, Editions Gallimard, « Folio-Essais », Paris, 1988.
Yves BONNEFOY, Haïku, Fayard, Paris, 1978.
Anne CAUQUELIN ; Court traité du fragment. Usage de l’œuvre d’art. Paris Aubier-Montaigne. Collection « L’invention philosophique », 1986.
CIORAN ; Ebauches de vertige, (textes extraits d’Ecartèlement), Editions Gallimard, Paris, 1979.
CIORAN, Précis de décomposition, Editions Gallimard, Paris, 1849, rééd. 1982.
A.COMPAGNON, La seconde main ou le travail de la citation, Editions du Seuil, Paris, 1979.
Lucien DÂLLENBACH ; « Du fragment au cosmos (La Comédie humaine et l’opération de la lecture I), in Poétique n°40, 1979.
Lucien DÂLLENBACH ; « Le Tout en morceaux » (La Comédie humaine et l’opération de la lecture II), in Poétique n°42, avril 1980.
Hubert DAMISCH ; " La partie et le tout ", in Revue d’esthétique, 23, 2, 1970, pp.168-188.
A.DELTEIL, Le haïku et la forme brève en poésie française, Publication de l’Université de Provence, 1991.
B.DIDIER, Alphabet et raison. Le paradoxe des dictionnaires au XVIIIème siècle. PUF, collection « Ecriture », Paris, 1996.
B. DIDIER, Le journal intime, PUF, collection « Littératures modernes », Paris, 1976.
Serge DOUBROVSKY, « Une écriture tragique », in Poétique, n°47, 1981.
L.FRAISSE, Le processus de la création chez Marcel Proust ; le fragment expérimental ; J.Corti, Paris, 1988.
Michel GAILLIARD ; " Le fragment comme genre ", in Poétique, n°120, novembre 1999, pp.387-402.
J-L.GALAY ; « Problèmes de l’œuvre fragmentale : Valéry », in Poétique, n°31, Editions du Seuil , Paris, 1977.
P.GARRIGUES, Poétiques du fragment, Klincksieck, collection d’Esthétique, Paris, 1995.
P.GARRIGUES ; Eloge de l’imparfait, L’Harmattan, Paris, 1997.
A.GIRARD, Le journal intime, PUF, Paris, 1963.
A.GREEN, Révélations de l’inachèvement (Léonard de Vinci), Flammarion, collection « Idées et recherche », dirigée par Yves Bonnefoy, Paris, 1992.
A .I.GREIMAS, De l’imperfection, Pierre Fanlac, Périgueux, 1987.
Evelyne GROSSMAN ; La Défiguration. Artaud – Beckett – Michaux. Editions de Minuit, coll. « Paradoxe », Paris, 2004.
M.GUERIN, Qu’est-ce qu’une œuvre ? Actes Sud, 1986.
A.GUYAUX ; Poétique du fragment. Essai sur les Illuminations de Rimbaud. Editions A la Balconnière ; Neuchâtel, 1985.
L.HAY (sous la direction de), Le Manuscrit inachevé. Ecriture, création, communication, Editions du CNRS, Paris, 1986.
R.HEYNDELS ; La pensée fragmentée. Discontinuité formelle et question du sens. P.Mardaga Ed., Bruxelles, 1985.
Vl. JANKELEVITCH ; Quelque part dans l’inachevé, Editions Gallimard, « Folio-Essais », Paris, 1978.
Ph. LACOUE-LABARTHE / J.-L. NANCY ; L’absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand. Editions du Seuil, collection Poétique, Paris, 1978.
Jean LAFOND ; Les formes brèves de la prose et le discours discontinu (XVIe et XVIIe siècles), J.Vrin, Paris, 1984.
Christian LEURAT, Yves-Charles GRANDJEAT (sous la direction de) ; Fragmentaire et fragmentation dans la littérature et les arts d’Amérique du Nord. Annales du CRAA n°25, Centre Cultures et Littératures de l’Amérique du Nord ; Maison des Sciences de l’Hommes d’Aquitaine, Pessac, 2000.
Christian LEURAT, Yves-Charles GRANDJEAT (sous la direction de) ; L’Hétérogène et l’hétéroclite dans la littérature, les arts et les sociétés d’Amérique du Nord. Annales du CRAA n°26, Centre Cultures et Littératures de l’Amérique du Nord ; Maison des Sciences de l’Hommes d’Aquitaine, Pessac, 2001.
Christian LEURAT, Yves-Charles GRANDJEAT (sous la direction de) ; Icônes / Iconoclasme dans la littérature, les arts et les sociétés d’Amérique du Nord. Annales du CRAA n°27, Centre Cultures et Littératures de l’Amérique du Nord ; Maison des Sciences de l’Hommes d’Aquitaine, Pessac, 2002.
Cl.LORIN, L’Inachevé ; Grasset, collection « Figures », Paris, 1984.
B.MANDELBROT ; Les Objets fractals, Flammarion, Paris, 3ème édition 1989.
Ginette MICHAUD ; Lire le fragment. Transfert et théorie de la lecture chez Roland Barthes, Ville LaSalle, Hurtubise (HMH), (Brèches), 1989.
A.MONTANDON ; Les formes brèves, Paris, Hachette, Supérieur, Collection « Contours littéraires », 1992.
R.MORTIER, La poétique des ruines en France : ses origines, ses variations de la Renaissance à V.Hugo. Droz, Genève, 1974.
José MOURE ; Vers une esthétique du vide au cinéma, Editions de L’Harmattan, coll. « Champs visuels », Paris, 1997.
Françoise NAVEZ-BOUCHANINE ; La fragmentation en question, L’Harmattan, Paris, 2002.
OULIPO, Atlas de littérature potentielle, Editions Gallimard, Paris, 1981.
OULIPO, La Littérature potentielle, Editions Gallimard, Paris, 1973.
G.POULET, La poésie éclatée, PUF, Paris, 1981.
Pascal QUIGNARD, Une gêne technique à l’égard des fragments, Fata Morgana, Paris, 1986.
J-F.de RAIMOND, L’improvisation, Librairie Philosophique J.Vrin, Paris, 1980.
Jean-Pierre RICHARD, « Nappes, charnières, interstice, point », in Poétique, n°47, 1981.
Ricard RIPOLL (textes réunis et présentés par) ; L’écriture fragmentaire : théories et pratiques. Actes du 1er congrès international du Groupe de Recherche sur les Ecritures Subversives (GRES), Département de philologie française et romane, Université Autonome de Barcelone ; Collection Etudes, Presses Universitaires de Perpignan, 2002.
G.RODITI ; L’Esprit de perfection, Stock, Paris, 11ème édition 1993.
B. ROUKHOMOVSKY, Lire les formes brèves, Nathan Université, coll. « Lettres Sup. », Paris, 2001.152p.
C. RUBY ; Les Archipels de la différence, Editions du Félin, Paris, 1989.
Daniel SANGSUE ; " La figure du livre impossible dans les textes fragmentaires ", in Interférences, n°12, juillet-décembre 1980, pp. 39-59.
Ewa SROKA, « L’écriture fragmentaire ou la discontinuité de la pensée après 1968 », French Literature Series, vol. XXI, 1994. pp.171-183.
Françoise SUSINI-ANASTOPOULOS ; L’écriture fragmentaire ; définitions et enjeux. Presses Universitaires de France, collection « Ecriture » ; Paris, 1997.
P.V.ZIMA ; La déconstruction. Une critique. PUF, coll. « Philosophies », Paris, 1994.

L’éclatement des structures dans la recherche musicale :

Théodor W. ADORNO ; Philosophie de la nouvelle musique, Editions Gallimard, Paris, 1979.
Dominique et Jean Yves BOSSEUR ; Révolutions musicales : la musique contemporaine depuis 1945, préf. de François Aubral, Le Sycomore, Paris, 1979.
A. BOUCOURECHLIEV ; Problèmes de la musique moderne, NRF, Paris, 1960.
Pierre BOULEZ ; Penser la musique aujourd’hui, Denoël, Paris, 1963.
François DECARSIN ; La recherche du nouveau en musique au vingtième siècle, mémoire de thèse, sous la direction de Olivier Revault d'Allonnes, UFR de philosophie, Université Paris 1, 1989.
Irène DELIEGE, Max PADDISON ; Musique contemporaine (perspectives théoriques et philosophiques), Musique / Musicologie, Editions Mardaga, Paris, 2001.
Célestin DELIEGE ; Cinquante ans de modernité musicale, de Darmstadt à l’IRCAM. Contribution historiographique à une musicologie critique. Editions Mardaga, Paris, 2003.
Claude SAMUEL ; Eclats 2002, Entretiens avec Pierre Boulez, Mémoire du livre, Montréal, 2002.
Arnold SCHÖNBERG ; Traité d’harmonie, trad. française, Lattès, 1983.


Cinéma et littérature

Henri AGEL ; L’incertitude : une constante, de la littérature au cinéma, Editons L’Harmattan, coll. « Champs Visuels », Paris, 1996.
Jean ALTER ; La vision du monde d’Alain Robbe-Grillet. Structures et significations. Librairie Droz, Genève, 1966. p.120.
Jean-Bertrand BARRERE ; La cure d’amaigrissement du roman. Albin Michel, 1964.
Michel BUTOR ; Essai sur le roman, Editions Gallimard, Paris, 1969.
Dominique CHATEAU , François JOST ; Nouveau cinéma, nouvelle sémiologie. Essai d’analyse des films d’Alain Robbe-Grillet. Collection 10/18 ; Union Générale d’Editions, Paris, 1979.
Jeanne-Marie CLERC, Littérature et cinéma. Nathan Université. Fac Cinéma.
A.LEONARD ; La crise du concept de littérature en France au XXème siècle, J.Corti, Paris, 1974.
Alain ROBBE-GRILLET, Pour un nouveau roman ; Editions de Minuit, Paris, 1961.
Nathalie SARRAUTE ; L’ère du soupçon, Editions Gallimard, collection Folio Essais, Paris, 1956.
Marie-Claire ROPARS-WUILLEUMIER ; Le texte divisé : essai sur l'écriture filmique. PUF, Paris, 1981.


La notion d’essai

T.W. ADORNO; Notes sur la littérature. Traduit de l’allemand par Sibylle Muller ; Flammarion, Paris, 1984.
Noël BURCH, Une praxis du cinéma, Editions Gallimard, Paris, 1969.
Michel BUTOR, Essai sur les Essais ; NRF Gallimard, Paris, 1968.
François DUMONT ; Approches de l’essai, Editions Nota Bene, coll. « Visées critiques », Québec, 2003.
Suzanne LIANDRAT-GUIGUES et Murielle GAGNEBIN (sous la direction de) L’essai et le cinéma, L’Or d’Atalante ; Champ Vallon ; Seyssel, 2004.
Hans RICHTER, « Le film-essai, une forme nouvelle du film documentaire », « Der Filmessay, eine neue form de Dokumentarfilms », Nationalzeitung, 24 avril 1940, Bâle, Suisse.
Jean-Marie SCHAEFFER ; Qu’est-ce qu’un genre littéraire ? Editions du Seuil, coll. « Poétique », Paris, 1989.
Jean STAROBINSKI, « Peut-on définir l’essai ? », in Pour un temps / Jean Starobinski, collection Cahiers pour un temps, Centre Pompidou, Paris, 1985.
Thomas TODD, « Les origines de l’essai cinématographique et sa renaissance dans les années 50 et 80 » ; mémoire de DEA sous la direction de Guy Fihman, Université Paris VIII, 1991.

Revues.
« Les films-essais », Bref. Le magazine du court-métrage, mars-avril 2005.


Les œuvres et leurs critiques

Œuvres cinématographiques
Ouvrages généraux :

Nicole BRENEZ, Christian LEBRAT (sous la direction de), JEUNE, DURE ET PURE ! Une histoire du cinéma d’avant-garde et expérimental en France. Cinémathèque Française, Paris / Mazzotta, Milan, 2001.


Ila Bêka
La documentation essentielle se trouve sur le site Internet de sa maison de production : www.bekafilms.it

Carmelo Bene
Ouvrages :
Carmelo BENE ; Notre-Dame-des-Turcs, traduction française, P.O.L., Paris, 2003.
Cosetta G.SABA ; Carmelo Bene, Editrice il Castoro, “Il Castoro Cinema”, Milano, 1999.
G.DELEUZE / C.BENE ; Superpositions, Editions de Minuit, Paris, 1979.
Ginette HERRY, Jean-Paul MANGANARO ; L'énergie sans cesse renouvelée de l'utopie : Carmelo Bene, La Cité, Lausanne, 1977.

Articles :
Thierry LOUNAS ; « Que les vivants me pardonnent… ». Entretien avec Carmelo Bene. 2 avril 1998, Rome, in Cahiers du Cinéma, n° spécial « Cinéma 68 », hors-série 1998.
Jean NARBONI ; Carmelo Bene. Nostra Signora dei Turchi. Entretien avec Carmelo Bene, in Cahiers du Cinéma, n°206 novembre 1968.
Noël SIMSOLO; Carmelo Bene : Capricci. Entretien avec Carmelo Bene, in Cahiers du Cinéma n°213, juin 69.

Robert Bresson
Robert BRESSON ; Notes sur le cinématographe, Editions Gallimard, Paris, 1975.
Jean-Christophe HELIODORE ; Le hasard dans Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson, mémoire de maîtrise, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III, sous la direction de Jean-Louis Leutrat, 1992.
Jean-Pierre OUDART, « Un discours en défaut », Cahiers du Cinéma n°232, octobre 1971.

Guy Debord
Antoine COPPOLA ; Introduction au cinéma de Guy Debord et à l’avant-garde situationniste, Editions Sulliver, Arles, 2003.
Guy DEBORD ; Contre le cinéma, Aarhus : Institut Scandinave de Vandalisme Comparé, 1964.
Guy DEBORD ; Des contrats [Biographie], Le Temps qu'il fait, Cognac, 1995.
Guy DEBORD ; In girum imus nocte et consumimur igni ; suivi de ordures et décombres, Gallimard, Paris, 1999.
Guy DEBORD ; Oeuvres cinématographiques complètes : 1952 - 1978 [Scénario édité], Gallimard, Paris, 1994.
Boris DONNE ; (Pour mémoire). Un essai d’élucidation des Mémoires de Guy Debord. Editions Allia, Paris, 2004.

S.M. Eisenstein
Jacques AUMONT ; Montage Eisenstein, Editions Albatros, Paris, 1979.
Jacques AUMONT ; « Eisenstein : segmentation et montage », in Cinémas de la modernité : films, théories. Colloque de Cerisy, sous la direction de D. CHATEAU, A.GARDIES, F.JOST, Editions Klincksieck, Paris, 1981.
J. AUMONT, A.BERGALA, M.MARIE, M.VERNET ; « Eisenstein et la « ciné-dialectique » », in Esthétique du film;. Nathan cinéma, Paris, 1983.
D. CHATEAU, F.JOST, M.LEFEBVRE (sous la direction) ; Eisenstein : l'ancien et le nouveau, Publications de la Sorbonne : Colloque de Cerisy, Paris, 2001.
S.M. EISENSTEIN ; Le film: sa forme, son sens, Christian Bourgois Editeur, Paris, 1976.
Dominique FERNANDEZ ; Eisenstein : l'arbre jusqu'au racines [Biographie], Ramsay, Paris, 1987.

Jean-Luc Godard
Ouvrages et articles de Godard :
Jean-Luc GODARD ; « Montage, mon beau souci », In Cahiers du cinéma, nº 65, décembre 1956.
Jean-Luc GODARD ; Introduction à une véritable histoire du cinéma, Albatros, Paris, 1980.
Jean-Luc GODARD ; Histoire(s) du cinéma, Gallimard-Gaumont, Paris, 1998.
Jean-Luc GODARD ; « Vague nouvelle : Genèse », In Cahiers du cinéma, nº 431-432, mai 1990. Jean-Luc GODARD ; « Textes pour servir au(x) histoire(s) du cinéma », in Cahiers du cinéma, supplément nº 437, novembre 1990 : Spécial Godard, 30 ans depuis. Article tiré du dossier : « Godard et le travail ».
Jean-Luc GODARD ; JLG/JLG : phrases, P.O.L., Paris, 1996.
Jean-Luc GODARD et Youssef ISHAGHPOUR ; Archéologie du cinéma et mémoire du siècle ; suivi de J-L G cinéaste de la vie moderne : Le poétique dans l'historique. Dialogue Jean-Luc Godard, Youssef Ishaghpour, Farrago, Tours, 2000.

Analyses critiques et textes généraux :
Didier COUREAU, « L’esthétique de la fragmentation et de la discontinuité : les films de Godard des
années 80. ». Mémoire de DEA sous la direction de Roger Odin, et la co-direction de Michel Marie. Université Paris III, Sorbonne Nouvelle. 1988.
Didier COUREAU; Jean-Luc Godard 1990-1995. Nouvelle Vague, Hélas pour moi, JLG/JLG ; complexité esthétique, esthétique de la complexité. Thèse sous la direction de Jean-Louis Leutrat ; Université Paris III, Sorbonne Nouvelle ; Presses Universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Asque, 2002.
Godard et le métier d’artiste. Ouvrage collectif sous la direction de Gilles DELAVAUD, Jean-Pierre ESQUENAZI, Marie-Françoise GRANGE. Actes du colloque de Cerizy. Editons de L’Harmattan, collection « Champs visuels », Paris, 2001.
Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (2 tomes 1950-1984 / 1984-1998) ; édition établie par Alain BERGALA ; Cahiers du cinéma, Paris, 1998.

Ouvrages et articles sur le film Deux ou trois choses que je sais d’elle.
Bernardo BERTOLUCCI ; « Versus Godard », in Cahiers du cinéma, nº 186, janvier 1967. Article tiré du dossier : « Jean-Luc Godard ».
Michel DELAHAYE ; « Jean-Luc Godard ou l’urgence de l’art », in Cahiers du cinéma, nº 187, février 1967.
Jean-Luc GODARD ; 2 ou 3 choses que je sais d'elle. découpage intégral [Scénario édité]: Editions du Seuil : Avant-Scène, coll. « Points-Films », Paris, 1971.
Sylvain GODET ; « Chemin principal et chemins latéraux », in Cahiers du cinéma, nº 190, mai 1967.
Jean NARBONI ; « Notes sur "Deux ou trois choses que je sais d'elle" », in Cahiers du cinéma, nº 186, janvier 1967. Article tiré du dossier : « Jean-Luc Godard ».
André TECHINE ; « De trois films et d'une certaine parole », in Cahiers du cinéma, nº 189, avril 1967.
André TECHINE ; « L' unique et le pluriel », In Cahiers du cinéma, nº 190, mai 1967.

Articles de Godard sur le film Le Gai savoir :
Jean-Luc GODARD ; « Le Gai savoir » (extraits de la piste sonore), in Cahiers du cinéma, nº 200-201, avril-mai 1968.
Jean-Luc GODARD ; « Le Gai savoir », in Cahiers du cinéma, supplément nº 437, novembre 1990 : Spécial Godard, 30 ans depuis. Article tiré du dossier : « Godard et la télé » .


Michael Haneke
Article sur le film 71 fragments d’une chronologie du hasard :
Frédéric STRAUSS ; « 71 fragments d’une chronologie du hasard », in Cahiers du cinéma n°491, mai 1995.
« Spécial Michael Haneke. Le temps du loup et autres visions d’apocalypse », Repérage, automne 2003.

Chris Marker
Ouvrages de Chris Marker
Chris MARKER ; Commentaires, Editions du Seuil, Paris, 1961.
Chris MARKER ; Le Dépays, Herscher, Paris, 1982.

Ouvrages sur Chris Marker
Raymond BELLOUR, Catherine DAVID, Christine VAN ASSCHE (sous la direction) ; Passages de l'image, Musée National d'Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, 1990.
Bernard EISENSCHITZ (sous la direction), Chris Marker : XXXII Mostra Internazionale del Nuovo Cinema, Pesaro, 14-22 giugno 1996, Dino Audino Ed., Roma, 1996.
Guy GAUTHIER ; Chris Marker, écrivain multimédia ou voyage à travers les médias, L'Harmattan, coll. « Audio Visuel et Communication », Paris, Montréal (Qc), Budapest, Torino, 2001.
Gilles MENEGALDO et Claude MURCIA (textes réunis et présentés par); Cinéma documentaire, cinéma de fiction : frontières et passages, La Licorne, Poitiers, 1992.
Bamchade POURVALI ; Chris Marker, Cahiers du cinéma : Scérén-CNDP, coll. « Les petits cahiers », Paris, 2003.
Laurence SCHIFANO (sous la direction); Cinéma et littérature : d'une écriture l'autre, Université Paris X, Nanterre, 2002.


Articles sur Sans soleil :
Cyril BEGHIN ; « Retenues d'images », in Cahiers du cinéma, nº 585, décembre 2003. Article tiré du dossier : « Sans soleil ».
Jean-Michel FRODON ; « La lumière noire de Sans soleil », in Cahiers du cinéma, nº 585, décembre 2003. Article tiré du dossier : « Sans soleil ».

Jonas Mekas
Jean-François BIZOT ; Underground, l'histoire. Actuel/Denoël, Paris, 2001.
Pip CHODOROV et Christian LEBRAT (sous la direction de) ; Le livre de Walden, Editions Paris Expérimental, Light Cone Vidéo, Paris, 1997.
Danièle HIBON et Françoise BONNEFOY ; Jonas Mekas. Editions du Jeu de Paume; 1992.
Jonas MEKAS ; Le cinéma de la nouvelle génération, Les cahiers de Paris Expérimental; Paris, 2002.
Dominique NOGUEZ ; Une renaissance du cinéma: le cinéma "underground" américain. Editions Paris Expérimental; Classiques de l'Avant Garde, Paris, 2002.

Articles :
Jonas MEKAS ; "Le nouveau cinéma américain. Tendances et climat"; in Cahiers du cinéma, n°108 juin 1960.


Pier Paolo Pasolini
Alain-Michel BOYER ; Pier Pasolini Qui êtes-vous ?, La Manufacture, Lyon, 1987.
Jean DUFLOT ; Entretiens avec Pier Paolo Pasolini, Editions Pierre Belfond, Paris, 1970.
Hervé JOUBERT-LAURENCIN ; Pasolini, portrait du poète cinéaste, Editions Cahiers du cinéma, Paris, 1995.
Pier Paolo PASOLINI ; L’expérience hérétique - langue et cinéma, Editions Payot, Paris, 1976.
Pier Paolo PASOLINI ; Pétrole, Editions Gallimard pour la traduction française, Paris, 1995.
Pier Paolo PASOLINI ; Qui je suis ? « Poeta delle ceneri », Arléa, Paris, 1999.
Pier Paolo PASOLINI ; Per il cinema. Tutte le opere (2 vol.), edizione diretta da Walter Siti, Arnoldo Mondadori Editore, Milano, 2001.

Dziga Vertov
Jacques AUMONT ; « Vertov et la rue », in Cinémas et réalités, Saint-Etienne, 1982.
Jean-Pierre ESQUENAZI (sous la direction) ; Vertov ; l’invention du réel, Actes du colloque de Metz 1996, L’Harmattan, Paris, 1997.
Georges SADOUL ; Dziga Vertov, préface de Jean Rouch, Editions Champ libre, Paris, 1971.
Dziga VERTOV ; Articles, journaux, projets, 10/18, Cahiers du cinéma, Paris, 1972.

Jean Vigo
Hommage à Jean Vigo (Textes et témoignages inédits recueillis par Freddy Buache, avec la collaboration de Vinicio Beretta et Franco Vercelotti) ; Documents de cinéma publiés par la Cinémathèque suisse, Lausanne, 1962.
P.E. SALES GOMES, Jean Vigo, Editions du Seuil, Ramsay Poche Cinéma, Paris, 1957.
Luce VIGO ; Jean Vigo, une vie engagée dans le cinéma, Cahiers du cinéma, coll. Les petits cahiers, CNDP, Paris, 2002.


Œuvres littéraires :

Antonin ARTAUD ; Œuvres, Quarto Gallimard, Paris, 2004.
Samuel BECKETT ; Molloy, Editions de Minuit, Paris, 1951.
William BURROUGHS ; La machine molle, Le ticket qui explosa, Nova Express, (traduction française), Christian Bourgeois Editeur, Paris, 1994.
René CHAR ; Le poème pulvérisé, Fontaine, Paris, 1947.
René CHAR ; La parole en archipel, Gallimard, Paris, 1962.
René CHAR ; En trente trois morceaux, Gallimard, « Poésie », Paris, 1997.
Julio CORTAZAR ; Marelle, L’Imaginaire Gallimard, Paris, 1966.
Jacques DUPIN ; L’Embrasure, Gallimard, Paris, 1971.
Ennio FLAIANO ; Le journal des erreurs, trad. française Christian Paoloni, Editions Payot & Rivages, Paris, 1999.
Pierre GUYOTAT ; Eden, Eden, Eden, L’Imaginaire Gallimard, Paris, 1970.
HERACLITE ; Fragments, trad. et intro. de Jean-François Pradeau, Flammarion, Paris, 2002.
Edmond JABES ; I Le Livre des questions, Gallimard, Paris, 1988.
Michel LEIRIS ; Mots sans mémoire, L’Imaginaire Gallimard, Paris, 1969.
Ghérasim LUCA ; Héros-Limite, Le Chant de la carpe, Paralipomènes, Poésie / Gallimard, Paris, 2001.
Stéphane MALLARME ; Igitur, Divagations, Un Coup de dés, Poésie / Gallimard, Paris, 1976.
Jean-Michel MAULPOIX ; Papiers froissés dans l’impatience, Champ Vallon, Paris, 1987.
Henri MICHAUX ; La vie dans les plis, Poésie / Gallimard, Paris, 1949.
Henri MICHAUX ; Plume, Poésie / Gallimard, Paris, 1963.
Henri MICHAUX ; Moments, traversées du temps, Poésie / Gallimard, Paris, 1973.
MONTAIGNE ; Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, NRF Gallimard, Paris, 1962.
NOVALIS, Fragments, José Corti, Paris, 1992.
Georges PEREC ; La vie mode d’emploi, Le Livre de Poche, Hachette, Paris, 1978.
Georges PEREC ; Je me souviens, Hachette, Paris, 1978.
Georges PEREC ; Espèce d’espace, Galilée, Paris, 1985.
Georges PEREC ; Penser / Classer, Hachette, Paris, 1985.
Georges PEREC ; Les Mots croisés, P.O.L., Paris, 1986.
Georges PERROS ; Papiers collés, Gallimard, Paris, 1960.
Raymond QUENEAU ; Cent mille milliards de poèmes, Editions Gallimard, Paris, 1961.
Alain ROBBE-GRILLET ; Instantanés, Editions de Minuit, Paris, 1962.
Nathalie SARRAUTE ; Tropismes, Editions de Minuit, Paris, 1957.
Friedrich SCHLEGEL ; Fragments, trad. Charles Le Blanc, Paris, José Corti, 1996.
Marcel SCHWOB ; Le Livre de Monelle, Editions Allia, Paris, 2005.
Paul VALERY ; Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1960.

Définitions d'identités







Abécédaire d’ambiguïtés*

Le « fragment » ?

Dictionnaire étymologique

Le fragment dérive du latin fragmentum, lui-même de frangere : briser, rompre, fracasser, mettre en pièces, en poudre, en miettes, anéantir.
En grec le fragment correspond, selon Pascal Quignard, au « klasma, l’apoklasma, l’apospasma : le morceau détaché par fracture, l’extrait, quelque chose d’arraché, de tiré violemment.
Le spasmos viendrait de là : convulsion, attaque nerveuse, qui tire, arrache, disloque. »

Dictionnaire usuel

(Littéral) Morceau d’une chose brisée. Unité ou fraction extraite d’un ensemble.
Synonyme de : bout, brisure, débris, éclat, miette, morceau.

(Figuré) Extrait ou partie d’une œuvre littéraire, artistique ou d’un discours.
Synonyme de : citation, extrait, passage.
Corrélats et distinctions sémantiques

Si le fragment est l’éclat d’une totalité brisée, la forme fragmentaire est, elle, une forme partielle, incomplète, inachevée.
Le fragment appelle également son substantif féminin : la fragmentation. La fragmentation correspond, quant à elle, à l’action de fragmenter ; au processus d’éclatement, de division, de segmentation d’une unité formelle. Processus qui fait de l’unité première un assemblage du multiple. Bien que la fragmentation induise la dislocation ; le fragment, en tant que résultat, est toutefois une unité résiduelle. Mais généralement, le fragment n’existe jamais seul. Même autonome, il est corrélatif du multiple.


Une forme et ses significations, ramifiées dans l’histoire de ses pratiques littéraires

« Ethique de fragmentation, impératif de brièveté : inachever l’achevé. »
Maxime, sentence, épigramme, aphorisme, pensée, réflexion, fable, nouvelle, essai… Le fragment résulte de l’évolution historique des pratiques littéraires relevant de la forme brève, même si la concision ne soit pas systématiquement une condition impérative. S’il emprunte généralement la forme brève et concise, c’est précisément pour accentuer sa valeur d’éclat, d’éclair, car seule la brièveté manifeste la fulgurance, l’illumination et la spontanéité de la pensée. Ces trois valeurs d’intensité vont de pair avec la condensation extrême de l’expression ; qualités qui visent une écriture essentialiste. Suite à la poésie lapidaire latine, c’est essentiellement la tradition moraliste française du 17ème siècle qui développa cette pratique littéraire de la pointe, du trait d’esprit, que le « witz » du premier Romantisme allemand de l’Ecole d’Iéna réinvestit, en la faisant évoluer vers l’aphorisme poétique. Cette fulgurance est associée par Roland Barthes, grand amateur et auteur de formes brèves, à une forme pulsionnelle relevant d’une « érotique du texte » : « Le fragment (comme le haïku) est un torin, il implique une jouissance immédiate : c’est un fantasme de discours, un bâillement de désir. »

Les premiers éléments qualificatifs de la forme fragmentaire semblent s’affilier à une rhétorique fondée sur les disjonctions de la parataxe, c’est-à-dire à un éclatement formel, de l’ordre de la parcellisation et de la dislocation du développement discursif. « L’asyndète et l’anacoluthe, figures de l’interruption et du court-circuit » sont, selon Barthes, la nouvelle norme syntaxique de la rhétorique fragmentaire. Si l’identité du fragment se fonde sur le démembrement de la forme classique, unitaire et totalisante, elle porte nécessairement atteinte à la notion classique d’«œuvre », dont les critères de définition sont l'harmonie, la cohérence et l’achèvement.
Réfractaire à tout principe d’ordre, de classement et de rationalisation de l’identité d’une écriture, le fragment peut être perçu comme un instrument subversif. Nietzsche est la figure emblématique du philosophe moderne qui instaura au 19ème siècle l’écriture aphoristique comme arme critique contre les fondements et les valeurs de la pensée classique. L’identité plurielle des aphorismes nietzschéens contribua de plus à confondre les genres et dissoudre les parois distinctives traditionnelles entre les champs disciplinaires ; évolution qui affilia l’écriture fragmentaire à une esthétique de l’ouverture, à un espace frontalier qui tend aux débordements, aux passages entre divers genres identifiés de forme brève. Ce parti pris d’indétermination lui permet même, dans certains cas, d’embrasser plusieurs genres à la fois. C’est précisément dans les valeurs de cette pluralité irréductible et inclassable que s’épanouit au cours du 20ème siècle l’usage des formes brèves.


Voisinage et dérivation
Polysémie problématique de la notion d’essai

L’essai, une notion polysémique

Etymologiquement, le nom d’« essai » provient du bas latin « exagium » : la pesée, la balance ; et le verbe essayer de « exagiare » signifiant peser. Emerge donc en premier lieu l’idée d’une mesure quantitative et du prélèvement d’un échantillon étudié.
Dans le texte « Peut-on définir l’essai ? » , Starobinski propose d’étirer les racines étymologiques du mot essai à un terme voisin : « examen », signifiant aiguille, languette sur le fléau de la balance, puis pesée, examen, contrôle. L’idée initiale de la balance se teinte à présent d’un sens nouveau, plus proche de l’examen attentif, de l’analyse pondérée. Essayer serait alors étudier attentivement. Mais le mot « examen », dérivant de « exigere » : emmener hors de, signifie aussi l’essaim d’abeilles, la nuée d’oiseaux. Si l’essaim désigne, selon une définition commune, un groupuscule en déplacement, en quête d’un nouveau lieu d’ancrage, l’essai peut vouloir suggérer la migration, l’excursion de la pensée dans le mouvement même de sa réflexion.
Dans les régions de l’Est et du Sud, le verbe essayer a été concurrencé par les mots « prouver, éprouver » ; rapprochement qui a fait de l’essai le synonyme de mise à l’épreuve, de quête de la preuve. Une précision qui tend à corroborer notre première interprétation de l’essai comme examen attentif qui met en doute, questionne, éprouve le sens.



L’essai, une forme problématique

« Peut-on définir l’essai ? » si l’on entend par « essai » une forme d’expression qui ne se soumet à aucune règle ? Jean Starobinsky, en intitulant ainsi sa tentative de définition, expose d’emblée les difficultés de cette aporie : cerner l’indiscernable, classer l’inclassable. Si l’essai défie sa définition, c’est qu’il conteste en premier lieu l’univocité du sens, à laquelle il substitue la polysémie, la pluralité et l’ambiguïté. C’est en rebondissant précisément sur ce dernier terme que Roland Barthes avance sa propre définition : « un genre ambigu ou l’écriture le dispute à l’analyse. » . Non réductible à une catégorie générique, non identifiable, l’essai résulte donc d’hybridations multiples, puisant dans divers champs disciplinaires. S’il se caractérise en premier lieu par sa désobéissance aux règles et catégories orthodoxes de la pensée, Adorno précise que « la foi formelle la plus profonde de l’essai est », selon lui « l’hérésie » . Une qualification provocatrice qui fait de l’essai l’instrument subversif d’une pensée éminemment critique.
« L’essai, c’est la forme qui pense » , nous dit Godard. Si nous avons associé l’essai à une pensée critique, c’est qu’il relève indubitablement d’une écriture réflexive. D’ailleurs, y aurait-il meilleur espace de réflexion que le non-genre, la forme qui s’invente elle-même ? Par cet écart initial pris avec la norme, l’essayiste peut ouvrir un espace de distance critique et de questionnement sur sa propre pratique. Forme libre par excellence, l’essai pourrait être ainsi perçu comme une pensée en acte, forme performative du questionnement.
Si Montaigne est considéré comme le père fondateur de la pensée essayiste, c’est moins pour le titre explicite de son œuvre que pour les libertés révolutionnaires qu’il s’accorde par rapport aux normes rhétoriques et littéraires de l’époque, sur lesquelles va s’élaborer l’idéologie critique du non-genre de l’essai. Le livre-somme de Montaigne, véritable prototype de l’essai littéraire, est la première œuvre que l’on pourrait qualifier d’« ouverte » car elle n’accède à nulle essence totalisante et n’offre qu’une expérience inachevée d’exercices préliminaires. C’est à partir de ce modèle initial qu’Adorno peut avancer l’idée que « l’essai est une forme non conclusive » , au sens d’une forme élaborée contre le principe normatif d’achèvement et de totalité. Une forme qui s’identifie moins à son résultat qu’à son processus expérimental de questionnement et de mise en doute. Ethique de la pensée en mouvement propre à Montaigne. « Je vais enquérant et ignorant » , cette formule pourrait être érigée en véritable méthode d’investigation : questionner, interroger la norme pour mettre en doute ses certitudes. Si l’essai se caractérise moins par le contenu narratif de l’œuvre que par sa démarche interrogative, il relève indubitablement d’une forme analytique sceptique. « L’essai est un défi (…) à l’idéal (…) de certitude exempte de doute. » , cette remarque d’Adorno lie très explicitement l’idéal de certitude à la forme systémique de la pensée rationnelle et logique. L’expérience sceptique, en refusant toute réduction de la pensée à un principe unique et univoque, revendique une « impulsion anti-systématique » par la valorisation du partiel et du lacunaire sur la totalité. Cette critique de la forme systématique recouvre le refus de la clôture d’une forme ordonnée de concepts prédéterminés et invariables, imposant à l’esprit une méthode rationnelle et hiérarchisée anéantissant toute liberté de pensée. Relativité, incertitude et scepticisme font de l’essai une forme tâtonnante, soumise au repentir et à l’erreur, dont la fragmentation est inhérente à son mode d’investigation : « la discontinuité est essentielle à l’essai » précise Adorno. Le multiple et le pluriel sont le propre d’une pensée à l’essai, d’une pensée qui s’essaye. En effet, la cohérence d’un essai ne tient pas à la continuité narrative de sa forme, mais au contraire à la démultiplication des éléments qui le composent, des tentatives qu’il initie, afin de cerner une question par la pluralité de son sens. En refusant la rigoureuse méthode d’ordonnancement des concepts, la pensée à l’essai « n’avance pas de manière univoque, mais au contraire les moments sont tissés ensemble comme dans un tapis », « sa démarche » est selon Adorno, « méthodiquement non méthodique » . Cette pluralité constitutive donne à l’essai l’aspect hétérogène d’un assemblage de questions et de mises en doute, un répertoire de formes inchoatives plus juxtaposées que coordonnées, dont la démultiplication colmate la faillibilité de chacune d’entre elles. Cette poétique du multiple et de la « bigarrure », Montaigne la définit familièrement ainsi : « ce fagotage, cette fricassée, cette rhapsodie, mes brisées (…) » .


La forme fragmentaire : une esthétique critique propre à la notion d’« essai » ?

Le scepticisme critique de l’essai qui mine l’empire des certitudes, par la destruction des formes totalitaires et totalisantes, avant d’être appliqué à un quelconque sujet d’interrogation, peut être assimilé à une unique finalité éthique qu’il partage avec la poétique du fragment : une inconditionnelle liberté de l’esprit.

C’est sur ce substrat éthique, condensant en lui-même toutes les potentialités subversives, qu’échos et analogies, tant formelles qu’idéologiques, semblent s’accorder entre l’esthétique du fragment et la forme pensante de l’essai. Car si le refus éthique de l’univocité du concept fait de l’essai une forme de la pluralité, de la polysémie, un langage de la quête du sens à travers tâtonnements et repentirs, alors la discontinuité s’impose comme seule modalité formelle du questionnement sceptique.
Ce que vise essentiellement à initier cette réflexion est interroger la pertinence du lien, et de l’identité des résultats, d’un rapprochement entre l’idéologie anti-systématique de la forme fragmentaire, la forme libre et réflexive de l’essai, et l’éthique sceptique propre à une dynamique de recherche. Trois champs qui s’accordent par une même exigence de lucidité sur l’identité de leur pensée propre, en interrogeant le lieu d’où elle parle et se place, la forme qu’elle adopte et soutient, les valeurs qu’elle porte et revendique.

Si les histoires de la philosophie et de la littérature ont déjà épuisé la question en y répondant par une grande diversité de possibles, c’est surtout durant les dernières années que s’est développée, dans le champ cinématographique, une réelle réflexion théorique sur le dialogue noué entre le cinéma et la forme problématique de l’essai. Un fait révélateur à ce sujet en est la très récente apparition dans les dictionnaires de cinéma du terme d’« essai cinématographique », mais dont la définition ne manifeste toutefois qu’une très faible autonomie par rapport à ses antécédents littéraires. Le film-essai est ainsi définit : « Genre qui repose sur un principe voisin de l’essai littéraire : l’approfondissement libre et subjectif d’un sujet que son auteur ne prétend pas épuiser. ». Toute la complexité de la définition réside précisément dans la justification problématique du déplacement, de la déterritorialisation d’une valeur propre au champ de l’écrit, par la défense d’une réelle spécificité cinématographique.
Par ailleurs, si ce questionnement théorique est relativement contemporain c’est qu’il traite d’objets cinématographiques pour la plupart assez récents. Mise à part les premières expérimentations au cours des années 20-30, c’est essentiellement à partir des années 50, puis surtout des années 60 et 70 qu’émergent, sur le terreau des contestations généralisées envers les archétypes de la culture bourgeoise, les formes nouvelles d’un cinéma tant réflexif et auto-réflexif que libertaire.
Ce que nous proposons est moins une étude appliquée des œuvres en soi, qu’un regard porté sur la diversité des propositions de la mise en œuvre d’une pensée sceptique qui questionne et met en doute le cinéma par rapport à lui-même, sape ses certitudes, et analphabétise son langage fictionnel.

*
article extrait de "La poétique du fragment ou la pensée du doute", DEA de cinéma, Louise Lemoine.



dans le vif du sujet. présentation

Les pneumatiques sont une petite maison d'édition nomade et indépendante qui s'intéresse globalement à des formes d'expression artistique plurielles et variées mais qui explorent essentiellement un langage fragmentaire, au sens de formes brèves, lacunaires ou inachevées.